Contrôler Traktor Pro avec un Launchpad

January 11th, 2010

Traktor Pro a profondément redéfini le rôle d’un DJ en lui permettant de gérer jusqu’à 4 platines simultanément. En combinant les boucles, les points CUE et les effets audio, Traktor se rapproche autant d’un multipiste temps réel que d’un logiciel de mix. Mais pour gérer efficacement ce grand nombre de paramètres, il est nécessaire d’utiliser un contrôleur MIDI bien adéquat. Le Launchpad remplit parfaitement ce rôle.

Le Launchpad est un contrôleur MIDI développé par Novation. Initialement dédié au logiciel Live d’Ableton, il possède néanmoins l’avantage d’être 100% compatible MIDI, ce qui signifie que l’on peut l’utiliser avec n’importe quel autre logiciel également compatible. Très économique (moins de 200 euros), il ne nécessite aucune alimentation et se glisse facilement dans un sac à dos. Nous allons voir aujourd’hui comment l’utiliser avec Traktor Pro, le logiciel de mix de Native Instruments.

Sans les mains !

L’idée de départ consiste à se passer autant que possible de la souris, tout en gardant un accès privilégié à un maximum de fonctions. Pour cela, il n’existe pas vraiment de contrôleurs MIDI plus indiqués que d’autres, car ils possèdent tous des avantages et des inconvénients. Le duo Bitstream/padKONTROL répondait jusqu’ici à mes attentes, mais le nouveau contrôleur de Novation remplace avantageusement celui de Korg, notamment grâce à sa matrice quatre fois plus grande.

Dans mon setup actuel, le Bitstream (parfois remplacé par le nanoKONTROL) reste dédié aux EQ, aux volumes et aux effets, tandis que le Launchpad est entièrement dédié à la gestion des platines. L’avantage d’une matrice quatre fois plus grande, c’est qu’elle me permet de dupliquer 3 fois fois le précédent profil de mon padKONTROL, et de les assigner aux 4 platines pour les contrôler simultanément.

Le padKONTROL et ses 16 pads

Le Launchpad et ses 64 pads : de quoi assigner 4 fois plus de fonctions !

Comme indiqué un peu plus haut, chaque section propose exactement les même fonctions, mais les applique à une platine en particulier.

Détails des assignations pour chaque section :

- Play : comme son nom l’indique
- Sync : synchronise le BPM sur celui de la platine maître
- Pitch << : ralentit le pitch tant que la pression est maintenue
- Pitch >> : accélère le pitch tant que la pression est maintenue
- Pitch + : augmente le pitch d’une unité
- Pitch - : diminue le pitch d’une unité
- Track FWD : avance dans le morceau
- Track RWD : recule dans le morceau
- Loop On/Off : active/désactive la boucle
- Loop Size + : augmente la taille de la boucle
- Loop Size - : diminue la taille de la boucle
- FX 1.2.3.4 On/Off : active/désactive les 4 slots d’effets
- Move Size + : augmente la taille du paramètre (1)
- Move Size - : diminue la taille du paramètre (1)
- Move FWD : décale le paramètre en avant (1)
- Move RWD : décale le paramètre en arrière (1)

(1) : Une fois qu’une boucle est activée, il est possible d’effectuer des décalages. Le paramètre décalé est à déterminer dans le menu “Move” de chaque platine :

- BeatJump : effectue un saut de mesures
- Loop : décale la boucle dans son ensemble
- Loop In : décale le point d’entrée de la boucle
- Loop Out : décale le point de sortie de la boucle

- Browser List UP : remonte dans le répertoire en cours
- Browser List DOWN : descend dans le répertoire en cours
- Browser Folder UP : remonte dans la liste des répertoires
- Browser Folder DOWN : descend dans la liste des répertoires
- EQ Kill Bass A : maintenir la pression, coupe les basses
- EQ Kill Bass B : maintenir la pression, coupe les basses
- EQ Kill Bass C : maintenir la pression, coupe les basses
- EQ Kill Bass D : maintenir la pression, coupe les basses

Bootleg, vous avez dit bootleg ?

L’idée principale de ce setup, c’est de pouvoir isoler rapidement un élément précis d’un morceau (grosse caisse, caisse claire, charley…) et de le superposer à d’autres pour créer une structure inédite et capable d’évoluer dans le temps grâce aux décalages. En combinant tout ceci avec les effets et les EQ, on est à même de créer des bootleg en temps réel, sans perdre un seul instant le contrôle du set.

Principes d’utilisation 

Les fonctions rouges permettent de se déplacer dans les répertoires musicaux et de sélectionner un morceau à charger sur une platine. Pour ce faire, il suffit de maintenir la pression sur le bouton “LOAD IN”, et d’appuyer sur le bouton assigné à la platine correspondante (A, B, C ou D).

Traktor permet de copier et de transférer une piste en train d’être jouée sur une autre platine. L’intérêt de cette manœuvre étant de pouvoir recréer des effets classique comme le “phasing” (une pratique qui consiste à jouer deux morceaux identiques et à en décaler un légèrement pour créer un effet de phase) ou bien des techniques plus complexes de turntablists. Pour ce faire, il faut maintenir la pression de la platine source (A, B, C ou D) et appuyer sur le bouton de la piste de destination.

Comment se repérer ?

Traktor Pro ne gère pas encore le Launchpad en natif, c’est pourquoi ses pads ne s’illumineront pas pendant son utilisation. Sans ces repères visuels, il est parfois difficile de se rappeler l’activité de certaines fonctions, mais à l’usage on fini par s’y habituer, et il suffit de jeter un œil dans l’interface de Traktor pour en avoir une confirmation. La présence d’une légère démarcation entre les quatre principales zones de pads permet d’éviter bien souvent d’activer les contrôles d’une platine par erreur. Un choix de design anodin qui rend ici pas mal de service !

Téléchargez la version 1.0 de ce profil pour Traktor Pro :

TraktorPro_Launchpad_v1.0.zip

A la conquête des synthétiseurs modulaires

September 6th, 2009

Chapitre 1 - Préambule

 

Beaucoup de choses se sont passées depuis le dernier post, à commencer par l’opportunité d’acquérir un Cwejman S1, et, ce faisant, de poser un pied dans le monde fascinant des synthétiseurs modulaires analogiques.

Un monde certes fascinant, mais particulièrement obscure, ce qui me pousse à créer une nouvelle rubrique pour y partager mes questions, mes recherches et mes découvertes.

En parallèle, j’en profiterai pour faire une courte initiation à la synthèse, et parfaire le lien avec des équivalents logiciels.

Mais avant toute chose, commençons par rappeler quelques bases.

Qu’est-ce qu’un synthétiseur ?

C’est un instrument qui permet de créer des sons à l’aide de composants électroniques, et de les manipuler via diverses interfaces physiques, la plus commune étant le clavier de piano. Mais nous verrons un peu plus tard que si c’est la plus répandue, elle n’est pas pour autant la plus pertinente pour manipuler des sons de synthèse.

Qu’est-ce qu’un synthétiseur modulaire ?

Un synthétiseur “classique” possède une architecture fixe déterminée par son constructeur. Il est donc limité par son design original. A l’opposé, un modulaire ne possède aucune structure fixe. Il se compose d’une multitudes de briques électroniques élémentaires que l’utilisateur peut ajouter et agencer en fonction de ses besoins. Un modulaire n’a donc aucune limite, si ce ne sont le porte-monnaie de l’utilisateur et son imagination.

Assembler un système modulaire, c’est porter plusieurs casquettes. Celle d’un luthier, puisque l’on crée, pense et assemble son propre instrument à partir d’une multitude de briques élémentaires, celle d’un ingénieur du son, quand vient le moment de faire parler l’instrument, et pour finir celle d’un instrumentiste, dès qu’il s’agit d’en jouer en temps réel.

L’analogie avec la lutherie est cependant à relativiser puisque il faut bien que quelqu’un développe ces briques élémentaires. Néanmoins pour ceux qui n’ont pas peur de manipuler le fer à souder, il est parfaitement possible de créer ses propres briques. Certains logiciels vont même un peu plus loin, en proposant d’inventer de nouveaux composants en programmant leurs caractéristiques. A ce niveau, c’est comme mélanger musique et physique quantique.

Pour ceux qui n’ont ni le courage ni le temps de passer par ces étapes, il est également possible d’acheter des systèmes modulaires pré-assemblés (donc pré-réfléchis par quelqu’un), puis de le faire évoluer plus tard en fonction de ses propres besoins. C’est l’option que j’ai choisie avec le S1, et cela fera l’objet d’une prochaine note.

Quel est l’intérêt d’un synthétiseur modulaire ?

Incontestablement la liberté. Assembler un instrument qui répond à ses propres attentes met fin à toutes les frustrations induites par l’architecture “fermée” d’un synthétiseur classique. Utiliser un instrument développé par quelqu’un possède d’indiscutables avantages, mais les choix de développement ne correspondent pas toujours à ses propres attentes.

Manipuler un modulaire hardware, c’est également retrouver le plaisir d’une interface tangible. La souris a ses avantages, mais lorsqu’il s’agit de sculpter des sons, rien ne vaut le contact physique avec un instrument. Utiliser ses mains pour façonner des sons permet de se rapprocher encore un peu plus de la matière que l’on veut travailler, à la manière d’un sculpteur.

Quel est l’intérêt d’un synthétiseur modulaire analogique ?

Les différences entre analogique et numérique sont bien connues. J’y reviendrai toutefois dans une note à venir. L’analogique est vivant, il a ses humeurs, là où le code d’un logiciel ne sort jamais des sentiers balisés par son concepteur. Un analogique réagit à son environnement, il est sensible à la chaleur, aux interférences, on peut facilement le modifier, et en conséquence, les sonorités qu’il produit ne sont jamais figées dans le marbre. L’instant est toujours différent de celui d’avant, et c’est ce qui fait toute la différence, même si d’années en années, les logiciels font d’incroyables progrès.

Par où commencer ?

Débuter son propre système modulaire est loin d’être une chose évidente. Pour commencer il y a beaucoup d’acteurs sur le marché, plusieurs formats différents, et beaucoup de modules (les plus petites éléments communs d’un modulaire). Tant et si bien qu’il n’y a pas vraiment une seule façon de commencer.

Les choses seraient beaucoup plus simple s’il suffisait de rentrer dans un magasin pour y essayer toutes les références. Malheureusement les synthétiseurs modulaires n’intéressent qu’une petite niche de musiciens, ce qui explique leur absence de 99,9% des magasins de musique. Autant dire qu’il faut être sacrément motivé.

Un parcours du combattant

Sur Paris il n’existe qu’un seul magasin spécialisé  : M.E.S.I. Malheureusement il est situé à l’autre bout de la ville, pratique des horaires incompatibles avec une vie normale, ne possède pas toutes les références, ne répond pas toujours aux sollicitations, et ne crée aucune dynamique autour de ses produits. Bref, on est très loin de la référence Berlinoise en la matière, Schneiders Buero. Encore faut-il pouvoir se déplacer en Allemagne.

C’est bien entendu sur internet que l’on trouve le plus d’informations (et les meilleurs prix). Mais tout n’est pas facile pour autant. Avant d’arriver à ses fins, il faut croiser des informations, naviguer de sites en sites, de forums en forums, pour commencer à se faire une toute petite idée de ce que l’on désire. Même les sites constructeurs manquent souvent cruellement de MP3 et de vidéos, quand ils ne sont pas tout simplement pénibles à consulter. Difficile de faire ses choix en toute quiétude.

Mais avec un peu d’effort et beaucoup de patience, on fini par réunir une première liste de modules… et par transpirer à grosses gouttes devant la facture.

Un investissement financier

De petites quantités combinées à des développements artisanaux ne favorisent pas des tarifs attractifs. Le premier frein est donc le porte monnaie. Quand on voit ce qu’il faut dépenser pour assembler, ne serait-ce que l’équivalent d’un synthétiseur extrêmement basique, le voyage s’arrête bien souvent ici.

La question mérite d’ailleurs d’être posée. Est-il vraiment raisonnable de dépenser plus de 3000 euros dans un M5 incapable de jouer plus d’une note à la fois, là où le moindre logiciel à 50 euros propose une polyphonie indécente ? Est-ce que l’amour du son justifie de dépenser autant dans un instrument incapable de sauvegarder un son en mémoire ? Chacun trouve ses propres réponses.

La barrière des prix possède néanmoins un avantage, le choix d’investir ne se fait pas à la légère.

Un bon compromis consiste à commencer par des équivalents logiciels, puis à acheter son matériel d’occasion. Ce qui implique parfois d’être patient pour tomber sur un module  recherché à un prix raisonnable. Mais comme en amour, cette attente fait partie du plaisir.

Et après ?

Dans les prochaines notes de cette nouvelle rubrique, j’entrerai dans le vif du sujet en présentant le S1, je passerai en revue les différentes ressources internet disponibles, les différents constructeurs, et bien entendu nous passerons à la pratique.

(Crédit photos @ Cyril Colom)

Propellerhead Record : à qui s’adresse-t-il ?

June 10th, 2009

Il y a quelques semaines, Propellerhead annonçait un nouveau logiciel dédiée à l’enregistrement audio : Record. Il ne s’agit pas d’une énième banque de son, ni d’une mise à jour de Reason, mais bien d’une toute nouvelle licence.

Ce n’est pas faute d’avoir réclamé l’enregistrement audio depuis la naissance de Reason. Mais le Suédois est têtu, et malgré les demandes insistantes de ses utilisateurs, Propellerhead n’à jamais daigné intégrer cette fonctionnalité dans son studio virtuel fétiche. Pour comprendre les remous que l’annonce de Record a pu provoquer dans la communauté, il est important de remettre les choses dans leur contexte.

En 2001, Reason est accueilli comme une petite révolution. On passe soudainement du séquenceur « classique » de type Cubase, à un tout nouveau concept : le studio virtuel modulaire. En phase avec les musiques, les mentalités, et les méthodes de production de l’époque, Reason séduit toute une nouvelle génération de musiciens, et ouvre la voie à une  nouvelle génération de logiciels. Devenu instantanément une référence, Reason va rester plusieurs années en tête du peloton. Mais malgré plusieurs mises à jour successives, ses créateurs refusent catégoriquement d’intégrer 3 fonctions pourtant très répandues : la gestion du midi out, l’enregistrement audio, et les plugins VST. Sources d’énormes controverses sur le forum officiel.

Seule solution pour combler ces lacunes : utiliser d’autres logiciels simultanément. Mais en pratique, si ça fonctionne parfaitement, ça consomme également des ressources systèmes supplémentaires tout en rendant la gestion des projets hasardeuse (nécessité de sauvegarder dans deux logiciels différents, ne pas égarer de fichiers…). De plus, tout le monde n’a pas la machine capable d’assumer une telle charge, ni le budget pour investir dans plusieurs logiciels.

Un premier accueil chaleureux 

L’annonce de Record, et de sa compatibilité avec Reason, ne pouvait donc que susciter un énorme intérêt. Pensez-donc, Propellerhead allait enfin intégrer l’enregistrement audio ! Et pas n’importe comment, car les premiers communiqués promettaient une toute nouvelle approche. A ce moment précis, la communauté est en ébullition et se perd en conjectures. Est-ce que Record allait être aussi révolutionnaire que Reason le fut à son époque ?

Autant le dire tout de suite. Pour la révolution, il faudra repasser.

Sur ce coup-là j’ai comme l’impression que les gars du marketing se sont légèrement emballés. Qu’avons-nous en l’état ? Un logiciel stand alone qui propose une table de mixage modélisée depuis une SSL, un séquenceur audio/midi multipiste, deux amplis virtuels, et un module de sons générique pour créer rapidement le squelette de ses arrangements. Bref, absolument rien de révolutionnaire, on reste en terrain connu.

J’ai beau chercher dans le descriptif du site, à part le fantastique algorithme de time streching et le comparateur de pistes audio, je ne trouve rien qui redéfinisse fondamentalement la façon de composer et/ou d’interpréter un morceau, comme l’avaient fait en leur temps Reason et Live d’Ableton. Sur ce point, Record est une déception.

Rien de nouveau sous le soleil ?

La devise de ce nouveau logiciel est « Record now - not later », comme si les autres logiciels étaient beaucoup plus complexes à utiliser. Mais Record semble pourtant  fonctionner comme n’importe quel magnétophone numérique classique : on crée une piste audio, on l’arme, et on enregistre. Bref, exactement la même procédure que dans n’importe quel séquenceur audio moderne. Où est-ce que Record fait avancer les choses ?

Bon, que Record ne révolutionne rien, après tout, ce n’est pas si grave. Ca fait si longtemps que l’on attend la gestion de l’audio dans Reason, qu’il serait un peu déplacé de se plaindre. Et si je parle de Reason au lieu de Record, c’est tout simplement parce que les deux logiciels fusionnent pour n’en faire plus qu’un. Ce qui revient en définitif à n’utiliser qu’un seul logiciel, et donc à économiser des ressources systèmes.

Attendez une seconde…

Dans l’euphorie de l’annonce, j’étais persuadé que Propellerhead en profiterait pour répondre aux plus grosses attentes des utilisateurs. Car si leur réticence quant à l’intégration des plugins VST pouvait se comprendre (même si les concurrents y arrivent très bien), leur refus d’intégrer la gestion du midi out était tout simplement incompréhensible. Se passer de cette fonctionnalité signifie tirer un trait sur l’intégration d’instruments externes dans un projet. Et par extension, obliger l’utilisateur à utiliser un autre logiciel pour s’acquitter de cette tâche. Et bien c’est encore le cas avec Record ! Là où Propellerhead aurait pu en profiter pour repartir sur de bonnes bases, on se retrouve une nouvelle fois à devoir jongler avec plusieurs logiciels. En 2009, ça fait un petit peu tache…

 
Record s’adresse donc aux amateurs ?

On est donc en droit de se demander à qui s’adresse Record. Sans midi out, sans VST, Record   s’adresse forcément aux débutants. Je ne vois en effet aucun intérêt à ce que des utilisateurs avancés délaissent leur plateforme actuelle pour un logiciel qui ne propose pas quelque chose en plus. Mais après tout pourquoi pas ? Avec une interface aussi réussie et des outils efficaces, nul doute que Record n’aura aucun mal à en séduire plus d’un. Maintenant est-ce qu’un débutant est capable de maîtriser une console SSL ? Qu’est-ce qui se passera quand ce débutant se rendra compte qu’il a besoin d’un autre logiciel pour aller plus loin ? Ne vaut-il mieux pas investir tout de suite dans un logiciel plus complet ? Vu le nombre d’années qu’il faut pour en maîtriser un, ce sont des questions qu’il faut se poser dès le début.

Frustration quand tu nous tiens…

Le plus frustrant, c’est que Reason, et par extension Record, possèdent des outils à la fois faciles à prendre en main, puissants, et particulièrement efficaces. Depuis la toute première version de Reason, je rêve du jour où je pourrai utiliser le fantastique séquenceur de Reason pour piloter mes instruments. Quel utilisateur n’a jamais rêvé de piloter ses boîtes à rythmes avec des Redrum ? De programmer des lignes de basse avec des Matrix ? C’est tout simplement du gâchis.

Le dongle de l’enfer

La cerise sur le gâteau, c’est l’apparition d’un dongle. On ne pouvait pas faire pire comme moyen de protection, car il pénalise avant tout l’utilisateur honnête en monopolisant un port USB sur sa machine, alors que le pirate lui, s’en passera sans aucun problème. Si un dongle était acceptable il y a 10 ans, continuer à utiliser un tel système de protection aujourd’hui revient à nier la démocratisation des interfaces audio/midi USB, et sous estimer les pirates qui trouveront, je suis prêt à le parier, la parade quelques jours après la sortie officielle. Si ce n’est avant. Préparez-vous à voir des utilisateurs honnêtes ayant acheté leur logiciel, installer la version pirate pour économiser un port USB.

Noir c’est noir ?

Qu’en conclure ? Il faudra attendre le test pour cela. Ce qui est sûr en revanche, et si on met de côté le dongle, la pilule passe beaucoup mieux si l’on considère Record comme une simple mise à jour « deluxe » de Reason. Car je le répète, cette fonctionnalité, on l’attendait tous depuis des années. Notez que si vous êtes un utilisateur enregistré de Reason 4, l’achat de Record ne vous coûtera que 150 euros. A titre de comparaison, la mise à jour de Reason 3 vers Reason 4 coûtait 99 euros… Vu sous cet angle, c’est tout de suite plus intéressant.

A bientôt pour le test.

>> http://www.propellerheads.se/products/record/

L.L.Electronics Rozzbox One V2 – Intro (1/3)

January 17th, 2009

Comme promis sur le Twitter du blog, voici le premier article d’une série de trois consacrés à la Rozzbox One V2 de L.L.Electronics. Ce synthétiseur polyphonique 5 voix est intéressant à plus d’une titre. Pour commencer il est l’œuvre d’une seule personne, Kilian Leonhardt, un étudiant de 26 ans.

Kilian met un point d’honneur à faire passer ses études en priorité. Il développe la Rozzbox pendant son temps libre. Chaque Rozzbox est montée à la main, et nécessite plus de 12 heures de travail. Ce qui est particulièrement remarquable ici, c’est que cet instrument est très loin d’un projet amateur tel qu’on peut se l’imaginer. La finition de l’objet est digne de celle d’un instrument produit en masse. On ne parle pas de circuits imprimés soudés à la va-vite et jetés dans un boitier en fer comme on en trouve souvent sur internet, mais bien d’un synthétiseur puissant, complexe, et capable de rivaliser avec n’importe quel instrument de sa catégorie.

Il existe bien entendu des différences entre un produit fabriqué en masse et un synthétiseur crée dans un garage (j’aurais l’occasion de revenir là dessus prochainement), mais ce qui est sur, c’est que la Rozzbox « sonne ». A vrai dire j’ai rarement entendu un synthétiseur principalement numérique sonner autant analogique. Si j’osais, j’irais même jusqu’à dire que la Rozzbox est une « chaudasse » ayant un sacré caractère. C’est dit. Mais le spectre sonore de la Rozzbox dépasse les classiques vintage. Kilian ne voulait pas produire un énième synthétiseur classique, il voulait proposer des fonctions uniques.

J’aurais l’occasion de revenir très bientôt en détail sur cet instrument, le temps de finir l’écriture du test. Puis on enchainera sur une interview qui, je peux vous l’assurer, vaut son pesant de cacahuètes ! En attendant je vous invite à consulter le site officiel et les vidéos, photos, et sons que j’ai préparé pour l’occasion. Guettez les mises à jour Vimeo, Flickr et Soundcloud de Making Sound, j’essayerais de les compléter régulièrement.


The L.L.Electronics Rozzbox from Makingsound on Vimeo.

Traktor Pro vs Korg nano KONTROL

January 11th, 2009

Aujourd’hui, je vous propose un fichier midi mapping pour Traktor Pro spécialement crée pour le nano KONTROL de Korg. Ce contrôleur USB ultra compact s’avère particulièrement efficace pour piloter Trakor Pro en l’absence de contrôleur midi plus conséquent.

Pour en profiter, il suffit de connecter le nano KONTROL sur un port USB, de vérifier qu’il est bien pris en compte dans la section MIDI Setup des préférences et d’importer ce fichier en utilisant le bouton « Import ». Vous n’aurez même pas besoin d’utiliser l’utilitaire fourni avec le nano KONTROL.

Notez que ce fichier contient également mes préférences personnelles (certaines étant indispensables pour utiliser correctement cette configuration), n’oubliez donc pas de sauvegarder les vôtres avant d’importer ce fichier.

Petit tout d’horizon des fonctions assignées à la scène 1 :

 

 

Note : les boutons assignés aux boucles actionnent simultanément la fonction “phase sync” pour que toutes les pistes restent parfaitement synchronisées sur le tempo master.

 Les prochaines fonctions sont accessibles scène 3.

 

Bien entendu, libre à vous de modifier ce fichier à votre convenance !